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On est une agence web. On code des sites, on pense des UX, on optimise du SEO. Pas des coachs en développement personnel. Et pourtant, ce mois-ci, on a posé les écrans et on est allés en bootcamp, un programme intensif sur le storytelling, le management et le leadership de CEO.
La question qu’on nous a posée dès la première heure : “Sais-tu pourquoi tu fais ce que tu fais ?”
Spoiler : la réponse qu’on avait préparée n’était pas la bonne.
Simon Sinek l’a popularisé avec son fameux “Start With Why” : les leaders les plus inspirants ne commencent pas par expliquer ce qu’ils font ou comment ils le font. Ils commencent par pourquoi. Pas les objectifs commerciaux, pas la mission corporate, le sens profond, la conviction qui fait qu’on se lève chaque matin.
Pour une agence comme Eazyclick, le QUOI c’est facile : on crée des sites web. Le COMMENT aussi : design + développement + SEO intégrés. Mais le POURQUOI ? C’est là que ça devient intéressant, et c’est là que le bootcamp nous a boussculés.
Une des sessions les plus percutantes portait sur ce qu’on appelait “la zone de joie”, l’intersection entre ce qu’on fait mieux que quiconque, ce qui nous anime profondément, et ce dont le monde a réellement besoin. Ce n’est pas un exercice de développement personnel fluffy. C’est un outil stratégique puissant.
Quand un CEO est clairement dans sa zone de joie, ça se voit dans ses prises de décision, dans sa façon de recruter, dans ce qu’il refuse autant que dans ce qu’il accepte. Et surtout, ça se ressent dans la culture de l’équipe.
1. Ton histoire personnelle est ton meilleur argument commercial. Pas ta liste de services, pas tes prix, pas tes références. Ce qui t’a amené à faire ce que tu fais, les obstacles que tu as surmountés, les convictions qui t’ont guidé, c’est ça qui crée une connexion authentique avec tes clients.
2. Le storytelling corporate plat tue la confiance. “Nous sommes une équipe passionnée de professionnels engagés à délivrer des solutions innovantes.” C’est mort. Les gens sentent l’inauthentique à 10 km. Une anecdote vraie, un échec assumé, un moment de doute surmounté, ça parle infiniment plus.
3. Un bon CEO parle à son équipe avant de parler à ses clients. Le WHY doit être internalisé collectivement avant d’être exprimé en externe. Si ton équipe ne comprend pas pourquoi elle fait ce qu’elle fait, ta communication externe sera toujours un peu creuse.
4. La clarté du message est une compétence qui s’entraîne. On a passé du temps sur des exercices de reformulation : dire la même chose en une phrase, puis en 10 secondes, puis en adaptant le ton selon l’interlocuteur. C’est musculaire. Ça s’améliore avec la pratique.
5. Ton “pourquoi” évolue, et c’est normal. Le WHY qu’on avait au lancement d’Eazyclick n’est pas exactement le même aujourd’hui. Les expériences, les clients, les projets comme Thorgal.com le font mûrir et se préciser. L’important n’est pas de graver le WHY dans le marbre, mais de continuer à se poser la question.
Parce que cette newsletter ne parle pas que de techniques et d’outils. Elle parle de construire un business qui tient sur la durée. Et un business qui tient, c’est un business dont les fondateurs savent pourquoi ils font ce qu’ils font, et qui savent le communiquer avec clarté et authenticité.
Si tu n’as jamais vraiment réfléchi à ton WHY, c’est peut-être le meilleur investissement que tu puisses faire en ce moment.
Merci infiniment au Réseaux Entreprendre Bruxelles pour l’invitation et à très vite !